sabato 29 settembre 2018
martedì 11 settembre 2018
"The wood, the girl and the wolf" Edizioni Kite
Detail
lunedì 10 settembre 2018
mercoledì 11 aprile 2018
martedì 22 agosto 2017
sabato 27 maggio 2017
venerdì 26 maggio 2017
Murales per Librimmaginari
Viterbo scuola Edmondo de Amicis
A cura di Marcella Brancaforte e Marco Trulli, grazie!
Viterbo scuola Edmondo de Amicis
A cura di Marcella Brancaforte e Marco Trulli, grazie!
venerdì 10 marzo 2017
Felice di fare parte di questo festival con una mostra e un murales.
LIBRIMMAGINARI, Viterbo marzo-giugno 201
Qui il programma
Per la locandina, una mia immagine tratta da "La Grande Eau" Le nouvel Attila edition

Grazie a Marcella Brancaforte, Marco Trulli, Arci Viterbo.
giovedì 6 ottobre 2016
My image for ATLANTIS
Crowdfunding https://it.ulule.com/atlantis-7/#
Atlantis is a project created to collect funds in support of MOAS,
first NGO of its kind dedicated to preventing loss of life at sea by
providing professional search-and-rescue assistance to refugees and
migrants. All the money raised will be donated to MOAS.
In
this time of dreadful migrations, Atlantis draws the attention on the
geographical aspects, on the real and imaginary borders of an unknown
land.Crowdfunding https://it.ulule.com/atlantis-7/#
mercoledì 28 settembre 2016
I'm very happy to be part of this project
64 coloured-pages telling of a controversial myth and place that almost everybody knows and that many have looked for.
Atlantis is a project created to collect funds in support of MOAS,
first NGO of its kind dedicated to preventing loss of life at sea by
providing professional search-and-rescue assistance to refugees and
migrants. All the money raised will be donated to MOAS.
In
this time of dreadful migrations, Atlantis draws the attention on the
geographical aspects, on the real and imaginary borders of an unknown
land.
ATLANTI è un Art Book realizzato da 26 artisti internazionali e uno scrittore.
64 pagine a colori per raccontare un luogo, un mito controverso che quasi tutti conoscono e che molti hanno cercato.
Atlantis è un progetto creato per raccogliere fondi a sostegno di MOAS,
prima ONG specializzata nella ricerca e soccorso in mare e da due anni
impegnata a garantire il salvataggio di chi tenta di attraversare il
mare in condizioni disperate. L'intero ricavato delle vendite del libro
sarà devoluto a MOAS.
In
quest’epoca di esodi più che mai dolorosi, Atlantis porta l’attenzione
sulla geografia, sui confini veri o immaginari di una terra sconosciuta.
mercoledì 20 luglio 2016
Ci addentreremo nel bosco del Masetto attraverso
la chiave preferenziale della fiaba. Alcuni elementi che hanno
riguardato il processo di realizzazione dell’albo illustrato e del gioco
Pulgarcito (Milimbo, 2014) si riattivano in un contesto nuovo. La
dimensione del progetto editoriale viene trasformata in una esperienza di laboratorio residenziale di land art. Ogni
giorno, una parte del tempo di lavoro è dedicata a passeggiare e a
sperimentare modi di osservare il paesaggio, influenzati da alcune
azioni desiderate: perdere e trovare; perdersi e trovarsi. Come in un
labirinto, che alla fine costruiremo.
L’esperienza di questo workshop propone a chi partecipa l’esplorazione in senso letterale e metaforico del bosco e la realizzazione di un grande labirinto. Ciascuno è invitato a portare con sé “reperti” personali che abbiano a che fare con:
- Il bosco
- perdersi
- il perdere
- il trovare
- il trovarsi
L’esperienza di questo workshop propone a chi partecipa l’esplorazione in senso letterale e metaforico del bosco e la realizzazione di un grande labirinto. Ciascuno è invitato a portare con sé “reperti” personali che abbiano a che fare con:
- Il bosco
- perdersi
- il perdere
- il trovare
- il trovarsi
- letteratura, poesia
- pittura
- musica
- fotografia
- cinema
- perdersi
- dimenticarsi
- trasformarsi
- registrare suoni
- fare fotografie
- fare riprese
- scrivere
- leggere
- disegnare
- passeggiare nel bosco di giorno e di notte
- dormire nel bosco di giorno e di notte
Durata
Il workshop inizia mercoledì 10 agosto alle ore 14 e termina sabato 13 agosto alle ore 14.Ogni giorno sono previste escursioni di breve durata con accompagnatore. Il terzo giorno è prevista una escursione di una giornata dal Masetto a Malga Bisorte, partenza dopo colazione-rientro nel pomeriggio, con accompagnatrice.
L’orario della colazione, del pranzo e della cena verrà concordato sul posto.
Orario lezioni
Le lezioni hanno inizio alle ore 9 e proseguono fino alle ore 17 (eccetto l’ultimo giorno), con momenti di pausa dedicati al pranzo, ma anche al tempo libero. Il tempo delle pause sarà concordato il primo giorno di lezione.INFO: scrivi@ilmasetto.com
http://www.ilmasetto.com/
lunedì 27 giugno 2016
Des enfants en cavale grâce à la «Grande Eau», un conte du Macédonien Zivko Cingo
L’orphelinat s’appelle «Clarté», un nom à la soviétique, de kolkhoze. On y élève des enfants, «petits saligauds méchants et noirs»
ramassés comme des chiens errants dans la Yougoslavie du général Tito.
C’est l’immédiat après-guerre, certains éducateurs sont d’anciens
partisans. Pour un oui ou pour un non, ils rappellent leur lutte contre
le nazisme, mais pratiquent des méthodes pédagogiques archaïques. Les
coups, la surveillance mutuelle des pensionnaires en binômes, les levers
brutaux, les appels à délation, les obscurs dossiers individuels…
Un jour, les poux envahissent l’orphelinat, les enfants sont dévorés, mangés de l’intérieur, ils n’ont plus de force, ils se traînent à terre, tels les fous qui habitaient l’établissement avant qu’on le recycle en pensionnat pour enfants sans père ni mère. L’immense mur qui le clôt, et qui échauffe les rêves de fuite, s’ouvre pour une fois. Et sur la grève, au bord de «la Grande Eau», les petits pouilleux sont tondus par un coiffeur autodidacte, décrassés, comme des oiseaux malades d’une marée noire. Les adultes les narguent : où sont passés leurs désirs du dehors ?
Le roman de Zivko Cingo (1935-1987) est un conte au lyrisme noir, irradié par l’amitié de deux orphelins, Lem et Isaac, dit aussi Keïten, «un enfant moche», «aux épaules tordues», et aux «yeux bizarres». Avec elle, s’engouffrent la capacité de résistance, les rêves aussi forts que la réalité, l’«ardeur pour une belle vie et pour la liberté». Balayée la cruauté de l’éducatrice Olivera Srezoska, pauvre toupie ivre de son devoir socialiste, si fière de son misérable short de cross rouge gagné dans une compétition sportive, et qui a disparu. Tout le monde en rang, et que le fautif se désigne ! Et qui a peint en blanc la moitié de la moustache de Staline ? Keïten, le petit dur, est un coupable en or. Rétif à tout et capable de rire sans s’arrêter, comme un hoquet diabolique, au nez des éducateurs-matons.
Le juron «que je sois maudit», ponctue, telle une incantation de voyou, tout le récit du narrateur, le petit Lem, subjugué par la force mentale de Keïten. Parce qu’un jour Lem n’a pas rampé devant le «camarade directeur», le «petit père» Ariton Iakovleski, l’enfant au rire invincible l’initie à la force du rêve. Il l’emmène dans son territoire secret, un grenier, où il suffit de fermer les yeux pour voir la Grande Eau, dont «la bonne âme» absorbe tous les malheurs, entendre son appel. Au fil du livre celle-ci est clairement assimilée à une force maternelle, jusqu’à la déchirure lumineuse de la fin.
Les saisons, la rigueur du climat, le froid glacial, la tempête tissent une trame météorologique qui soutient le flux tendu de l’écriture. Il y a la mort du sonneur devenu fou, les allers et venues d’un homme bon, conteur d’histoires, surnommé «le solitaire des quatre saisons», un concours de talents qui ne fait finalement que renvoyer avec cruauté les enfants à leur situation de chiots captifs. Zivko Cingo utilise abondamment les images littéraires, elles sont des armes contre l’enfermement. «Comme si un oiseau mort se mettait à vivre dans les poitrines enfantines, la neige fondit» : pendant quelques jours, entraînés par l’enthousiasme d’un éducateur poète, qui n’est pas méchant, les enfants se voient en ballerines, en chanteurs d’opéra. Ils entendent «bruire» la Grande Eau. «Notre vie malheureuse devenait tout à coup une vie heureuse, une autre vie. Entière. Nous nous couchions et nous nous levions avec ce rêve doux et joyeux. Alors tout était possible, je le jure, tout devenait supportable.»
Né en Macédoine, près de Ohrid, où il a écrit ce roman, adapté au cinéma en 2004, Zivko Cingo a surtout publié des recueils de nouvelles, non traduits en français, et des pièces de théâtre. En 1980, la Grande Eau, après un coup de foudre de la traductrice Maria Bejanovska, est paru une première fois en France, à l’Age d’homme. Le roman, critique aiguë du totalitarisme, était depuis tombé dans l’oubli. Le Nouvel Attila prend le relais du premier éditeur, avec la même traductrice, et répare cette injustice.
Frédérique Fanchette Zivko Cingo «La Grande Eau» Traduit du macédonien par Maria Bejanovska, Le Nouvel Attila, 224 pp., 16 €.
Un jour, les poux envahissent l’orphelinat, les enfants sont dévorés, mangés de l’intérieur, ils n’ont plus de force, ils se traînent à terre, tels les fous qui habitaient l’établissement avant qu’on le recycle en pensionnat pour enfants sans père ni mère. L’immense mur qui le clôt, et qui échauffe les rêves de fuite, s’ouvre pour une fois. Et sur la grève, au bord de «la Grande Eau», les petits pouilleux sont tondus par un coiffeur autodidacte, décrassés, comme des oiseaux malades d’une marée noire. Les adultes les narguent : où sont passés leurs désirs du dehors ?
Le roman de Zivko Cingo (1935-1987) est un conte au lyrisme noir, irradié par l’amitié de deux orphelins, Lem et Isaac, dit aussi Keïten, «un enfant moche», «aux épaules tordues», et aux «yeux bizarres». Avec elle, s’engouffrent la capacité de résistance, les rêves aussi forts que la réalité, l’«ardeur pour une belle vie et pour la liberté». Balayée la cruauté de l’éducatrice Olivera Srezoska, pauvre toupie ivre de son devoir socialiste, si fière de son misérable short de cross rouge gagné dans une compétition sportive, et qui a disparu. Tout le monde en rang, et que le fautif se désigne ! Et qui a peint en blanc la moitié de la moustache de Staline ? Keïten, le petit dur, est un coupable en or. Rétif à tout et capable de rire sans s’arrêter, comme un hoquet diabolique, au nez des éducateurs-matons.
Le juron «que je sois maudit», ponctue, telle une incantation de voyou, tout le récit du narrateur, le petit Lem, subjugué par la force mentale de Keïten. Parce qu’un jour Lem n’a pas rampé devant le «camarade directeur», le «petit père» Ariton Iakovleski, l’enfant au rire invincible l’initie à la force du rêve. Il l’emmène dans son territoire secret, un grenier, où il suffit de fermer les yeux pour voir la Grande Eau, dont «la bonne âme» absorbe tous les malheurs, entendre son appel. Au fil du livre celle-ci est clairement assimilée à une force maternelle, jusqu’à la déchirure lumineuse de la fin.
Les saisons, la rigueur du climat, le froid glacial, la tempête tissent une trame météorologique qui soutient le flux tendu de l’écriture. Il y a la mort du sonneur devenu fou, les allers et venues d’un homme bon, conteur d’histoires, surnommé «le solitaire des quatre saisons», un concours de talents qui ne fait finalement que renvoyer avec cruauté les enfants à leur situation de chiots captifs. Zivko Cingo utilise abondamment les images littéraires, elles sont des armes contre l’enfermement. «Comme si un oiseau mort se mettait à vivre dans les poitrines enfantines, la neige fondit» : pendant quelques jours, entraînés par l’enthousiasme d’un éducateur poète, qui n’est pas méchant, les enfants se voient en ballerines, en chanteurs d’opéra. Ils entendent «bruire» la Grande Eau. «Notre vie malheureuse devenait tout à coup une vie heureuse, une autre vie. Entière. Nous nous couchions et nous nous levions avec ce rêve doux et joyeux. Alors tout était possible, je le jure, tout devenait supportable.»
Né en Macédoine, près de Ohrid, où il a écrit ce roman, adapté au cinéma en 2004, Zivko Cingo a surtout publié des recueils de nouvelles, non traduits en français, et des pièces de théâtre. En 1980, la Grande Eau, après un coup de foudre de la traductrice Maria Bejanovska, est paru une première fois en France, à l’Age d’homme. Le roman, critique aiguë du totalitarisme, était depuis tombé dans l’oubli. Le Nouvel Attila prend le relais du premier éditeur, avec la même traductrice, et répare cette injustice.
Frédérique Fanchette Zivko Cingo «La Grande Eau» Traduit du macédonien par Maria Bejanovska, Le Nouvel Attila, 224 pp., 16 €.
giovedì 16 giugno 2016
*** Good news!
New York, the illustrations I did for "La Grande Eau" Editions Le Nouvel Attila
got an Honorable Mention and will be published on the 3x3 Magazine Annual! So Happy!
Thanks to Editions Le nouvel Attila
and to all the 3X3 Magazine of Contemporary Illustration jury!
New York, the illustrations I did for "La Grande Eau" Editions Le Nouvel Attila
got an Honorable Mention and will be published on the 3x3 Magazine Annual! So Happy!
Thanks to Editions Le nouvel Attila
and to all the 3X3 Magazine of Contemporary Illustration jury!
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